LED-Zepplin

Quelques méthodes pour gagner en autonomie sous Fedora Gnome Shell.

Avoir une distribution Linux configurée par défaut ce n’est pas un mal, mais sur un ordinateur portable ce n’est pas le mieux pour les économies d’énergie. Dans cet article je me concentre sur la dernière distribution que j’ai installé et configuré sur mon Eeepc: Fedora. Avec un Gnome Shell qui n’est pas forcément le meilleur choix pour l’autonomie… Quoique. Avec les optimisations que je vous propose il s’approche d’un LXDE.

 

Installer le Latop Mode Tools.

 

Il suffit de se rendre sur le site du projet et télécharger / installer le dernier paquet destiné à sa distribution. Fedora ne dispose pas de HDparm par défaut, or le Laptop Mode Tools semble l’utiliser pour gérer les phases de mise en veille du disque dur. Mieux vaut donc l’installer, d’autant qu’il est disponible dans les dépôts.

Pour la configuration des divers scripts, mieux vaut se reporter à la documentation d’Ubuntu ( facile d’accès ) et celle plus complète du Wiki d’Archlinux. Attention, un disque dur qui parque souvent ses têtes de lecture sera économe en énergie, mais verra sa durée de vie fortement diminuée !

 

Note: le disque dur semble ne jamais se mettre totalement en veille, le plateau tourne toujours et les têtes ne se parquent pas longtemps. La faute à de nombreuses sollicitations dû au système.

 

Le Swap sur la RAM.

 

Dès 1Gb de Ram mieux vaut utiliser le swap sur la ram. Pour cela il suffit de taper en root cette commande:

sysctl vm.swappiness=0

Et pour vérifier que la nouvelle valeur est bien prise en compte:

cat /proc/sys/vm/swappiness

Je conseille de passer cette valeur à 0 dans la cas d’un netbook ou un ordinateur qui n’est pas destiné à faire tourner des applications devant mettre beaucoup de chose en cache (retouche photo, vidéo-montage) car dans ce cas le swap utilise le disque dur pour décharger la ram (si celle-ci est pleine) en dernier recours, ce qui provoque une phase d’écriture qui occupe tout le disque dur et ralenti fortement le système pendant plusieurs minutes (tout dépend du type de disque dur évidemment)

 

Note: Aussi bien sous Fedora qu’Ubuntu (grâce qux derniers noyaux Linux ?), la gestion de la ram semble optimisée. Il est rare de voir celle-ci pleine même après des heures d’utilisation.

 

Supprimer les processus inutiles.

 

Supprimer des processus au démarrage c’est comme raboter son OS pour ne garder que le stricte nécessaire. Mais attention au coup de rabot de trop ! Celui de trop empêchera le système de booter tout bonnement !

 

Fedora gère tout les processus grâce à SystemD. Cela est très bien, avec la ligne de commande c’est presque top, mais avec une interface graphique qui liste les processus et donne une courte description c’est mieux. Le nom de cette application: Systemad. Pour l’installer :

 

sudo yum install systemd-gtk

 

Fedora propose une liste suffisamment détaillée des processus pouvant être arrêtés sur son wiki. Il y a aussi des processus que nous pouvons enlever de la liste de démarrage de Gnome:

 

Note: Systemad semble planter fréquemment lors de l’arrêt d’un processus. Dommage.

 

Utiliser des logiciels légers.

 

Certains logiciels sont gourmands en ressources pour n’exécuter que des tâches simple. Autant se tourner vers des logiciels basiques et fiables qui font leur boulot à merveille, surtout si sa machine n’est pas un monstre de puissance.

J’ai remplacé Nautilus par PcManFM (expliqué ici), et la visionneuse d’images de Gnome par le fabuleux Mirage qui dispose d’outils basique de retouches d’images tout en restant plus léger. Pas de Libre Office, bien trop lourd pour mon Eeepc et son Atom simple cœur, mais GNUmeric pour les tableaux et Abiword pour le traitement de texte, ils sont suffisants pour mes besoins. J’ajouterais FocusWriter pour celles et ceux qui aiment écrire sans distraction.

 

Changer de gestionnaire de connexions.

 

Le Network Manager à une interface sympathique. Si l’on change souvent de réseau wifi ou si le bluetooth est une nécessité, son menu semblable à celui de KNetworker est un exemple d’ergonomie. Or je n’ai pas besoin de chager tout les 5 minutes de réseau wifi, et j’en ai cure du bluetooth. Le léger gestionnaire de connexions WICD qui est écrit en Python, est suffisamment pratique et ergonomique pour remplacer le Network Manager. Quelques (faibles) économies d’énergies là aussi.

WICD est disponible dans les dépôts de Fedora. Pour s’assurer qu’il se lance au prochain démarrage mieux vaut l’ajouter comme service dans SystemD:

sudo yum install wicd wicd-common wicd-gtk

 

Pensez à enlever Network Manager des processus de démarrage:

 sudo systemctl enable wicd.service

 

Note: N’essayez pas de désinstaller Network Manager sous Fedora sinon Gnome Shell va faire ses valises lui-aussi…

 

Changer d’écran de connexion.

 

Ne pas utiliser le lourd GDM permet de gagner, quelques secondes lors du boot, et d’éviter d’avoir un processus supplémentaire une fois le bureau Gnome Shell d’ouvert. Grâce à l’utile Powertop, j’ai remarqué que GDM reste en processus actif après la connexion pour gérer les services faisant appel au serveur X. Tandis que lorsque nous utilisons LXDM, seul un processus pour le serveur X subsiste. Ce processus seul semble moins réveiller le disque dur et par conséquent moins d’énergie.

Il faut éditer/créer le fichier /etc/sysconfig/desktop:

DISPLAYMANAGER=/usr/sbin/lxdm

Pour personnaliser le fond d’écran de LXDM, la procédure est proche de celle pour Lubuntu, il n’y a que l’emplacement du fichier de configuration qui change : /etc/lxdm/lxdm.conf .

 

Configurer Firefox pour qu’il utilise la ram.

 

( regardez ce tutoriel complet ) Nous pouvons réaliser presque la même chose avec Opera via ses paramètres, par contre pour Chromium il n’y a pas de solution aussi simple et élégante…

 

Utiliser des raccourcis claviers plutôt que les menus.

 

Lancer le menu de Gnome Shell pour lancer un logiciel n’est pas l’idéal. En effet, cela va demander une grande utilisation du processeur et du disque dur pour créer la liste des logiciels ou les résultats d’une recherche. Configurer quelques raccourcis clavier pour lancer les applications de tout les jours est un gain de temps et d’énergie non considérable.

 

Pour configurer les raccourcis claviers il suffit de se rendre: Paramètres Système >  Clavier > Raccourcis > Raccourcis Personnels.

 

Avoir un nombre fixe de bureaux virtuels.

 

J’ai constaté une chose toute bête: lorsque nous fermons la dernière application du dernier bureau virtuel, Gnome ouvre automatiquement le menu. Or ouvrir le menu impose de réveiller le disque dur. Une solution consiste à utiliser un nombre prédéfini de bureaux virtuels. Pour cela le logiciel Gnome Advanced Settings nous sera utile. Pour l’installer, si ce n’est pas déjà fait:

 sudo yum install gnome-tweak-tool

 

Une fois un nombre fixe de bureaux virtuels, il suffit de configurer les raccourcis claviers pour se rendre sur un bureau en particulier (par exemple: ”Ctrl + F1“ –>bureau 1, ”Ctrl + F2“ –>bureau 2, etc… ). Là aussi il y a un gain de temps certain.

 

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, et émane d’observations personnelles. Il n’empêche que si avec tout cela vous n’arrivez pas à grappiller des précieuses heures d’autonomie, je ne peux plus rien pour vous…

2 commentaires

[...] vous avais laissé avec un article qui donnait quelques pistes pour tenter d’augmenter l’autonomie de Fedora, voici la suite, et certainement fin. Je ne pense pas qu’après ce second volet il y ait grand [...]

[...] mouture, au point de me demander s’il est encore nécessaire de lui préférer LXDM comme je l’avais préconisé, car ce dernier ne fait pas office d’écran de verrouillage comme GDM, ce qui est gênant pour [...]

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.