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Pourquoi utiliser KDE ?


Un drôle de croisement entre un Mac OS X et Windows 7…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, la première fois que je suis retourné sous KDE j’ai eu l’impression de voir un croisement malheureux entre Windows 7 et Mac OSX ! Derrière cette aspect rebutant pour le libriste affirmé, il faut avouer que l’environnement est assez cohérent et facile à prendre en main.

Je n’ai pas compris pourquoi les fenêtres sont grises et opaques par défaut alors que la transparence est gérée, mais encore une fois cela semble dû au fait que les applications écrites en GTK ne supportent pas la transparence. Donc pour ne pas paraître mal fini aux yeux du néophyte les thèmes par défaut KDE et GTK ”Oxygen“ sont identiques et opaques. Notons une particularité intéressante: les couleurs de ce thème GTK par défaut changent selon le profil colorimétrique de KDE. Un grand plus pour l’intégration. Quand au thème KDE, je conseille vivement de changer pour le thème ”Oxygen Transparent“ dont j’ai parlé ici, qui exploite au mieux les possibilités de transparence de KDE.

 

Pas encore une ballerine, mais loin d’être une baleine obèse.

Beaucoup trouvent KDE lourd. C’est sûr, il ne se lance pas aussi vite que gnome, ses bibliothèques sont quelque peu lourdes à charger au démarrage. Mais une fois tout le bazar lancé, même avec quantité d’effets de bureau activés, l’interface ne souffre pas d’aucun gel. Il est évident que lancer KDE sur un netbook ce n’est pas la panacée. Une version netbook existe, et elle m’a paru incroyablement lente par rapport à la version standard… Utilisant Fedora KDE sur deux machines, dont une ne disposant que d’un processeur AMD simple cœur de sept ans d’âge et des poussières, j’affirme que KDE 4.8 ne maltraite pas cette veille configuration contrairement à Gnome troisième du nom, et semble aussi rapide que le feu Gnome deuxième. Il va de soit qu’avec un processeur double cœur KDE tourne en toute fluidité. On peut croire que sous cet environnement on ne peut qu’utiliser des applications écrites en QT ou utilisant les bibliothèques KDE afin d’éviter de charger en plus les bibliothèques GTK, mais il n’y a qu’au niveau de la mémoire RAM que ces bibliothèques supplémentaires pèsent un petit peu. De plus comme dit plus haut les applications GTK ne dénotent pas dans l’environnement car disposant d’un thème spécifique assorti.

 

L’idée qui fait toute la différence: les activités.

Kesako ? Pour faire simple cela permet de modifier les composants et l’agencement d’un bureau, en fonction de l’activité en cours. Ainsi on peut se créer un agencement de plasmoïdes (les widgets de KDE) dédié à une fonction précise, et passer d’une activité à une autre en 2 clics ou par un simple raccourcis clavier (super+tab). Les fenêtres d’une application qui sont lancées dans une activité ne sont pas apparentes dans les autres activités par défaut. En plus de cela on peut paramétrer KDE pour qu’il n’affiche pas les mêmes plasmoïdes sur chaque bureau virtuel. Imaginez le nombre de combinaisons possible ! Sur mon ordinateur portable j’utilise 4 bureaux virtuels ainsi que 3 activités, ce qui équivaut à 12 bureaux virtuels dans un environnement de bureau classique tel que Gnome. L’avantage par rapport à ce dernier c’est ce cloisonnement possible entre les activités qui permet d’organiser par thématique ses applications lancées, et assurer une meilleure productivité, dû moins lorsqu’on ne possède qu’un seul moniteur.

 

Une incroyable plasticité.

Il ne faut pas oublier non plus que KDE propose une myriade d’options de configurations réparties plus ou moins logiquement. Le plus impressionnant reste la gestion de fenêtres. On peut organiser les boutons à sa guise via un outils graphique, gérer la taille de ces boutons, sans oublier la taille des bordures de fenêtres. Mais le plus impressionnant c’est qu’en deux clics on peut facilement enlever les bordures d’une fenêtre, l’envoyer vers une activité ou un bureau, attribuer à une application une taille et une position précise à son démarrage par exemple. Il est possible de lancer plusieurs instances d’un programme dans une même fenêtre grâce à un système d’onglets, ou encore configurer KDE pour qu’il gère les fenêtres à la sauce tiling manager.

Côté bureau il a de quoi faire aussi. On peut passer d’un mode d’affichage classique avec des icônes, à un affichage avancé pour organiser les plasmoïdes librement, soit sur une grille, ou encore d’ans un mode intelligent nommé ”journal“. Des plasmoïdes qui peuvent en outre être placés indifféremment dans la ou les barres de tâches ou le bureau. Et il reste d’innombrables possibilités, pour que chacun puisse avoir un KDE adapté à ses besoins.

 

Mais le KDE, il lui reste un gros défaut.

On s’ennuie vite sous KDE ! Une fois l’ergonomie assimilée, il suffit d’une vingtaine de minutes pour personnaliser son bureau. Adieu le plaisir de bidouiller des heures durant son bureau pour obtenir un résultat unique mais pas exempt de bugs. Ah qu’il était bon le temps de Gnome 2 et tout ses applets…

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