lock_folder

old_man_grey_beard
old_man_grey_beard

Le jour où je me suis rendu compte que j’étais trop barbu…

On est jamais trop barbu, enfin le jour où l’on a une barbe plus grande que Billy Gibbons il faut commencer à s’inquiéter. Par contre peut-on être trop ”geek“ ? La réponse est oui. Sans aucune hésitation.

 

Se sortir la tête du c… clavier.

Je ne me suis pas coupé la barbe, j’y tiens énormément, mais j’ai enfin sorti la tête de la matrice et je me suis remis en question. Ces derniers temps mon envie de nouveautés porté par un vent ”libre“ m’ont poussés à amplifier mon côté geek des cavernes. J’aime bidouiller mes systèmes d’exploitation. Parfois c’est utile comme sur l’Eeepc pour l’autonomie, mais souvent c’est plus futile, comme tester un nouvel environnement de bureau et le customiser pour ne s’en servir que 2 heures… Chacun ses jouets, chacun ses addictions. Ma dernière geekerie en date s’appelait Frugalware. J’avais même écrit un article vantant les mérites de cette distribution, c’était un petit pas pour le libre mais un grand pas pour moi. Très grand pas. Trop grand pas ? Définitivement non. Mais un inutile grand pas sur en terrain miné…

 

Mesurer la distance entre les besoins réels et les envies.

Les envies. Provoquées, poussées par les nombreuses lectures à droite et à gauche sur les blogs high-tech, elle finissent par se substituer aux besoins les plus importants. Il est si euphorisant de triturer du code toute la journée, se construire morceau par morceau une distribution Linux sur mesure, chercher et résoudre des problèmes divers. Quand tout semble rouler de nouvelles mises à jour viennent apporter un nouveau grain de sable. Une histoire sans fin qui n’estompe pourtant pas le plaisir. On ne né pas geek, on le devient en fonction de son environnement sociologique. Hélas une fois qu’on est geek jusqu’au bout des ongles le sens de la réalité change un tantinet beaucoup… Un geek est un Homme qui parle à l’oreille des ordinateurs, il voit la vie en pixels. Les pixels c’est beau. En abuser trouble la perception des choses, modifie la/les réalité(s).

Remplacer Ubuntu par Frugalware sur mon laptop de travail semblait parfait. Mais pour quelqu’un qui parlait de bien choisir son OS j’ai été bien à côté de la plaque et je n’ai laissé parlé que l’envie aux dépends de mes activités de photographe et webmaster. S’amuser à configurer un Frugalware aux petits oignons avec WMFS a été un terrible amusement pendant une quinzaine de jours. Quinze jours très instructifs que je ne regrette pas, mais quinze jours à être hypnotisé par l’ordinateur, ne faisant plus grand chose à côté. :-?

 

Réussir à surpasser son amour-propre.

J’ai longuement hésité avant de faire ce qui pourrait passer pour un crime aux yeux de certains libristes confirmés. De plus baisser les bras devant la difficulté n’est pas mon genre. Parfois il faut savoir laisser de côté certaines choses pour mieux avancer. Ainsi le week-end dernier j’ai décidé de désinstaller Frugalware avec WMFS au profit d’un Fedora 16 KDE (maintenant vous pouvez me crucifier ;-) ). J’ai un pc tournant depuis un an sous Fedora KDE, et avancer en terrain connu fait gagner beaucoup de temps, du temps vite réutilisé pour d’autres activités. Je ne vais pas détailler ce virage à 180° ce n’est pas le but de cet article. Cependant il ne faut jamais oublier les impératifs, même le choix de LA Distribution Linux n’est pas aisé.

 

J’avoue que mon côté fan de Jules Vernes m’a un peu orienté dans mon choix, mais qui l’eut cru que choisir LA Distribution Linux la mieux adaptée m’aurait demandé un brainstorming aussi restrictif qu’un cahier des charges ? Cependant je garde un œil sur Frugalware car, qui sait, un jour cette distribution sera aussi populaire que Fedora :-D

Ecrit par

Tenancier de ce blog, Sculpteur, Photographe, je me transforme en Nerd les soirs de pleine lune...